L'équipe en charge de Béninclusif: Le Conseiller Technique en Pisciculture 

Agriculture durable
19.11.2021
Derrière chaque projet réussi se trouve une solide équipe d'experts, dont chaque membre apporte son expérience et ses forces. Chez Béninclusif, l'expertise technique, les connaissances méthodologiques et la curiosité professionnelle sont réunies. Dans cette édition du Bulletin Béninclusif, c’est le tour du Conseiller Technique en Pisciculture, Gérard Danhossou, de se présenter.
L'équipe de Béninclusif avec Gérard en 2ème position à partir de la gauche (chemise couleur moutarde)

Dans une série d'articles, les personnes en charge de Béninclusif sont présentées. Aujourd'hui, c’est le tour du Conseiller Technique en Pisciculture Gérard Danhossou. Il est titulaire d’un diplôme de Licence Professionnelle en Aquaculture obtenue à l’Ecole d’Aquaculture de l’Université Nationale d’Agriculture.

Combinant une vaste connaissance théorique et académique avec des années de travail en tant que pisciculteur, Gérard connaît le secteur comme peu d'autres dans le pays. Cette expérience et son large réseau professionnel l'aident à concevoir des interventions intelligentes et efficaces, améliorant la situation de plusieurs milliers d'acteurs vivant de l'élevage de poissons.

Qu'est-ce qui rend le travail au sein du projet Béninclusif spécial pour vous ?

GD : Le bon esprit d'équipe que nous avons chez Béninclusif fait toute la différence. Le climat de travail est excellent et les relations entre collègues vont au-delà du niveau professionnel. Cela a un impact direct sur son niveau du bonheur au travail. Nous essayons de trouver un bon équilibre entre le travail et des moments de détente et de joie partagée.

J'apprécie particulièrement la diversité de nos activités, qu'il s'agisse d'efforts collaboratifs ou individuels. Dans un environnement aussi dynamique qu'un projet de développement, il est nécessaire de bien structurer le travail, avec une répartition claire des tâches et des rôles bien définis pour chaque membre du projet.

Qu'est-ce qui vous fascine dans le rôle de facilitateur pour Béninclusif ?

GD : Le rôle du facilitateur est censé être temporaire, imposant ainsi la durabilité des activités du projet. Il n'est pas toujours facile de remplir ce rôle, car nous co-développons la plupart des activités avec nos partenaires et ce processus nous oblige à bien comprendre leurs besoins.

Nous avons le plaisir d’accompagner des acteurs à travers des activités et de voir ces derniers réussir, soit en multipliant les innovations ou en introduisant de nouveaux produits et/ou services.

Un jour le projet disparaîtra mais les œuvres, les accompagnements resteront et constitueront notre impact. Une entreprise qui aura réussi à s'implanter grâce à notre facilitation sera notre plus grande récompense et rendra nos efforts payants.

Comment vivez-vous la coopération avec les partenaires du projet ?

GD : La coopération avec les partenaires du projet est une relation entre le donner et recevoir et cette relation va le plus souvent au-delà de simples prestations de services.

Nous établissons souvent des relations durables avec nos partenaires, car beaucoup d'entre eux recherchent notre soutien en matière de facilitation au-delà des interventions initiales. Plus, nous avons de partenaires, plus le projet évoluera et aura un impact sur un grand nombre de bénéficiaires.

Comment le secteur de la pisciculture au Bénin va-t-il se développer dans les cinq prochaines années ?

GD : Dans les cinq prochaines années, la pisciculture se développera bien au Bénin. Je m'attends à ce que la production locale de poissons augmente considérablement et atteigne potentiellement plus de 15’000 tonnes par an.

Les problèmes liés à la qualité des géniteurs seront résolus grâce aux liens directs avec les fournisseurs étrangers approuvés par le gouvernement béninois. Davantage d'usines d'aliments pour animaux seront installées et la production d'aliments locaux augmentera considérablement, réduisant ainsi la dépendance aux importations et contribuant à un niveau de dépendance plus faible et à une plus grande sécurité alimentaire pour le pays. Pour y parvenir, le gouvernement sera obligé de rendre moins attractive l'importation de certains poissons congelés comme le tilapia et le poisson-chat africain, qui sont les deux principales espèces de poissons élevées au Bénin.

En plus, l'intensification de la recherche permettra de mieux maîtriser la reproduction en milieu contrôlé d'autres espèces de poissons de bonne valeur commerciale. En particulier, d'autres types de poissons-chats appelés "Djan" dans la langue locale "fongbé" ainsi que les têtes-de-serpent ont un grand potentiel.

Bénin
Ecosystème entrepreneurial
Béninclusif - Marchés dynamiques des produits agricoles durables
Le projet a pour objectif principal d’améliorer les conditions de vie des familles des exploitants en favorisant la dynamique du marché. Par une approche de systèmes inclusifs, il se concentre sur les marchés et les écosystèmes agricoles qui sont peu développés au Bénin. Dans sa première phase (2021-2024), un accent particulier sera mis sur la pisciculture et l’agrumiculture, deux secteurs à fort potentiel promus par le gouvernement béninois.