Un engagement de longue date en faveur de l’amélioration de la qualité de la Formation Professionnelle au Bénin

Arrivés à terme fin 2019, après respectivement plus de quatre et six années de fonctionnement, il ne fait nul doute que les projets AFPIJE et PAFPA ont apporté, de par les nombreuses bonnes pratiques et innovations, une réelle valeur ajoutée au système de la formation professionnelle au Bénin en termes de stratégies, afin d’en améliorer sa pertinence, sa qualité et sa performance.
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Cotonou, Benin
6.3702928
2.3912362
Durée du projet
2017 - 2019
Financé par
  • Direction du développement et de la coopération DDC

En témoigne notamment le fait que certains processus et produits issus de ces deux projets avaient nourri les réflexions et les positionnements, voire leur adoption et intégration dans la nouvelle Stratégie Nationale de l’Enseignement et la Formation Techniques et Professionnels (EFTP) en lien avec le marché de l’emploi (2019 – 2025) qui vient d’être élaborée, soulignant ainsi non seulement sa valeur opérationnelle, mais également sa dimension politique et stratégique.

ELEMENTS DE SYNTHESE DE LA CAPITALISATION des projets AFPIJE et PAFPA
Brochure
Projet d’Appui à la Formation Professionnelle et à l’Insertion des Jeunes (AFPIJE)

Projet prioritaire du Programme d’Action du Gouvernement (PAG) béninois, le projet d’Appui à la Formation Professionnelle et à l’Insertion des Jeunes (AFPIJE) visait à renforcer l’employabilité des jeunes par l’amélioration de l’offre de formation dans le cadre de la réforme de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (ETFP) pour une meilleure qualification de la main d’œuvre nécessaire au développement économique du pays.

Subventionné par l’Agence Française de Développement (AFD) à hauteur de 4 millions d’euros et implémenté dans les départements du Mono, du Couffo, du Zou et des Collines sur une durée totale de 4 années et demie (janvier 2015 à juillet 2019), ce projet entendait répondre à trois types d’enjeux, à savoir :
 

  • le renforcement de l’offre de formation par apprentissage de type dual dans la zone d’intervention;
  • l’amélioration du niveau d’insertion des jeunes dans l’emploi en partenariat avec les acteurs locaux des neuf (09) communes du département du Zou ;
  • le renforcement des capacités de pilotage du dispositif de formation par apprentissage de type dual pour une mise en œuvre réussie de sa rénovation en cohérence avec l’évolution de l’ensemble du système.


Placé sous l’autorité du Ministère des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle (MESTFP) et mis en œuvre par le Consortium Swisscontact-IRAM, qui a assuré la maîtrise d’ouvrage déléguée, le projet AFPIJE avait pour objectifs spécifiques la rénovation du dispositif de formation par apprentissage de type dual et l’amélioration de ses performances à travers trois composantes :
 

  1. Le renforcement de la qualité et de la pertinence de l’offre de formation de type dual dans les départements du Zou, des Collines, du Mono et du Couffo tout en la diversifiant grâce à l’émergence de nouvelles offres pour combler les attentes et besoins des entreprises du tissu économique local ;
  2. Le renforcement des initiatives existantes en faveur de l’insertion des jeunes dans le cadre du développement de partenariats portés et animés par les acteurs locaux ;
  3. La réforme du dispositif de formation de type dual à travers l’élargissement de son accès et le renforcement des capacités de pilotage du Ministère en charge de la formation professionnelle.


Les points forts sur lesquels ont reposé les principales activités dans le cadre de ces trois composantes afin d’atteindre les principaux résultats escomptés du projet peuvent être déclinés comme suit : 
 

  • le renforcement des capacités des opérateurs de formation et la mise en réseau des Centres de Formation Professionnelle et d’Apprentissage (CFPA) dans la zone d’intervention ;
  • la création et le fonctionnement de Cadres Locaux pluri-acteurs d’Appui à l’Insertion (CLAI) ;
  • la mise en place d’un fonds intercommunal d’appui à l’insertion, ainsi que
  • la rénovation consensuelle du dispositif de formation par apprentissage de type dual au Bénin sur la base d’un diagnostic approfondi et participatif résultant notamment d’une clarification du rôle des acteurs clés du dispositif aux niveaux central et décentralisé/déconcentré.
Projet d’Appui à la Formation Professionnelle Artisane (PAFPA)

Lancé en janvier 2013, pour une période de 4 années, puis reconduit en janvier 2017 pour trois années complémentaires, le Projet d’Appui à la Formation Professionnelle Artisane (PAFPA) avait pour ambition de contribuer à remédier à un problème majeur inhérent à la formation professionnelle au Bénin, à savoir la faible qualité des formations, aussi bien dans les établissements de l’EFTP que dans les entreprises engagées dans la formation par apprentissage de type dual.

Mise en œuvre sur financement propre de Swisscontact, la première phase du projet a su enregistrer un certain nombre d’acquis grâce à l’adoption d’une approche systémique pour la réalisation des actions visant l’amélioration de la qualité de la formation professionnelle. Celle-ci s’est notamment traduite au niveau du pilotage, grâce à l’instauration d’un dialogue permanent entre les acteurs du secteur public et ceux du secteur privé concernés par la formation professionnelle.

Les principaux acquis de la première phase du PAFPA (2013-2016) peuvent être résumés comme suit :
 

  • Elaboration d’outils de référence pour la mise en place de normes de qualité dans les Centres de Formation Professionnelle (CFP) et les ateliers artisanaux impliqués dans la formation par apprentissage de type dual, et ce pour 13 métiers de l’artisanat. Ces normes consistaient en des directives générales en matière de configuration des infrastructures et d’équipements pédagogiques, tout en mettant un accent particulier sur le profil et la qualification du personnel administratif et pédagogique ;
  • Evaluation de la qualité des CFP publics et privés sur la base des normes de qualité établies à travers des outils validés aussi bien par le MESTFP que par les représentants du secteur privé. L’ensemble des CFP des départements du Mono, du Couffo, du Zou et des Collines a ainsi pu être évalué de sorte que l’on dispose d’une certaine idée, bien que subjective, sur la qualité des formations dispensées ;
  • Définition de standards relatifs à la qualité de la formation dans les ateliers/petites entreprises pour 12 métiers de l’artisanat. A l’instar des normes pour les CFP, ces critères ont également été validés par l’ensemble des acteurs privés et publics. Le document de critères a été édité et disséminé à la base par des comités installés dans chaque département de mise en œuvre de la formation par apprentissage de type dual ;
  • Mise en place du cadre permanent de concertation entre les acteurs publics et privés pour le pilotage du dispositif de la formation par apprentissage de type dual.


S’inscrivant dans la continuité, la 2ème phase du PAFPA avait pour objectif global de contribuer à l’amélioration de la qualité de la formation professionnelle, plus particulièrement de la formation par apprentissage de type dual dans le secteur de l’artisanat, grâce au développement des compétences professionnelles des formateurs dans les CFP et les ateliers artisanaux. Cette thématique avait été arrêtée de commun accord par les différentes parties prenantes et constitutives du comité de pilotage de la formation professionnelle, car identifiée comme prioritaire au regard du constat posé que bon nombre de formateurs dans les CFP et de maîtres artisans dans les ateliers et les entreprises présentent parfois des lacunes importantes, tant en lien avec les aspects techniques liés au métier, que les aspects pédagogiques de prise en charge des apprenants et apprentis.

Ceci est essentiellement -mais non pas exclusivement - dû au fait de l'absence d’un dispositif de formation initiale des formateurs de l’ETFP ainsi de la non-effectivité de la formation continue, malgré l’existence, depuis 2013, d’un arrêté portant organisation et fonctionnement du dispositif de formation continue dans les établissements d’ETFP ainsi que la création de l’Institut National d’Ingénierie de Formation et de Renforcement des Capacités des Formateurs (INIFRCF), en juin 2014, et disposant en son sein d’une Direction de Renforcement des Capacités des Formateurs chargée notamment (i) d’identifier les besoins de formation, (ii) d’élaborer des plans périodiques de formation des formateurs, (iii) d’exécuter les formations et (iv) de développer des relations de partenariat avec les organisations professionnelles, les entreprises et les centres de formation publics et privés.
  
L’ineffectivité des actions de formation continues prévues, tant au niveau de la Direction de l’ETFP que de l’INIFRCF a ainsi conduit le PAFPA à appuyer tout naturellement le MESTFP dans ses efforts visant à améliorer la qualité du système de formation professionnelle au Bénin à travers le développement et la mise en place d’un dispositif pilote de formation continue des formateurs dans les CFP et des maîtres artisans dans les ateliers intervenant dans la formation par apprentissage de type dual qui mène à l’obtention du Certificat de Qualification Professionnelle (CQP).

Cette initiative s’avère d’autant plus pertinente et justifiée que le Gouvernement béninois est signataire de la Déclaration de la Conférence des Ministres du Pôle Inter-Pays sur le DCTP de Kigali du 8 octobre 2015 relative au thème « Encourager l’investissement des pays dans l’acquisition des compétences des formateurs et entrepreneurs », déclaration à travers laquelle les pays se sont engagés (i) à attacher une importance toute particulière à l’accroissement de l’investissement consacré à la formation des formateurs tant au niveau de leur formation initiale que de leur formation continue, de leur formation pédagogique que de leur formation technique et professionnelle, (ii) à privilégier une politique de formation qui renforce autant les compétences de formation du secteur formel que du secteur informel, et (iii) à améliorer la formation des formateurs et des entrepreneurs dans les secteurs porteurs d’emplois et de croissance, notamment dans les secteurs de l’industrie et de l’agriculture, pour qu’ils deviennent des secteurs d’investissement prioritaires.

Le PAFPA II avait pour objectifs spécifiques de (d’) :
 

  • Appuyer le développement et la mise en œuvre d’un dispositif pérenne de formation continue des formateurs pour la formation par apprentissage de type dual ;
  • Renforcer les capacités institutionnelles des acteurs publics et privés (MESTFP, MCIA, UCIMB, CNAB, OPA) impliqués dans la formation par apprentissage de type dual afin de disposer, à terme, d’un dispositif de formation professionnelle performant et durable, co-géré et co-piloté par ces acteurs.


L’amélioration de l’efficacité interne des formations dispensées dans le cadre du dispositif de formation duale devrait, d’une part, avoir pour conséquence de faciliter l’insertion socio-professionnelle des jeunes diplômés car disposant des compétences requises leur permettant, soit d’être embauchés par une entreprise artisanale, soit de créer leur propre microentreprise. Une formation professionnelle de qualité constitue en effet un vecteur indispensable pour la promotion de l’emploi et la génération de revenus à caractère durable. 

Au regard de ces objectifs spécifiques, les résultats attendus pour la 2ème phase du projet étaient les suivants :
 

  • L’architecture du dispositif de formation des formateurs est en place et fonctionnelle (CR; Pool de formateurs de formateurs, Analyse des besoins de formation et plans de formation mis en oeuvre) ;
  • Le pool de formateurs de formateurs des CR offre des formations techniques et pédagogiques pertinentes et de qualité au profit des formateurs des CFP et des ateliers ;
  • Les formateurs des CFP et les maîtres artisans des ateliers assurent des formations de meilleure qualité à leurs apprentis ;
  • Les directions techniques du MESTFP assurent le rôle de coordination et de pilotage du dispositif de formation des formateurs en partenariat avec les acteurs du secteur privé.

Swisscontact au Bénin, un engagement de longue date en faveur de l’amélioration de la qualité de la Formation Professionnelle au Bénin

Swisscontact est présente au Bénin depuis 2002. Pour favoriser le développement économique et la lutte contre la pauvreté, nous exécutons des programmes dans deux domaines à savoir : le développement des compétences et la promotion des entreprises.
La question de la qualité de la Formation Professionnelle se trouve depuis toujours au coeur des préoccupations et des interventions de Swisscontact au Bénin.

Le système de l’EFTP béninois reste en effet toujours marqué par de nombreux dysfonctionnements ayant une incidence directe ou indirecte sur sa qualité et sa performance. Parmi ceux-ci, on peut citer notamment :

  • La faible réactivité du système face aux mutations économiques ;
  • Une fonction limitée d’observation et d’informations sur le marché du travail ;
  • Une capacité d’accueil insuffisante et une faible équité dans la répartition des jeunes et adultes ;
  • Un déficit en matière de formation et d’encadrement du personnel enseignant et formateur ;
  • La piètre qualité et quantité des équipements techniques et pédagogiques ;
  • Une part encore limitée de la formation par alternance ;
  • Un dispositif de certification et de qualification à rénover et à généraliser ;
  • Une gouvernance trop centralisée et peu inclusive ;
  • Un financement de l’EFTP largement insuffisant et peu diversifié ;
  • Un coût de la formation relativement élevé pour les ménages et
  • Une faible attractivité du système de l’EFTP.

L’analyse du système de l’EFTP au Bénin fait ainsi apparaître une grande faiblesse dans la mise à disposition du marché du travail de ressources suffisamment qualifiées, posant par là un problème d’adéquation du produit sortant avec les exigences de l’économie. Non seulement le système de l’EFTP ne répond qu’insuffisamment aux besoins réels ou potentiels de l’économie, mais sa qualité laisse également fortement à désirer. Il se caractérise par une qualité des formations qui s’avère sensiblement améliorable et un fonctionnement peu « entrepreneurial » de la plupart des centres et établissements publics et privés de formation, dû notamment à un environnement physique et pédagogique peu approprié et souvent pauvre: vétusté de nombreuses infrastructures, manque ou insuffisance des outillages et des équipements, absence de matière d’oeuvre en quantité suffisante pour assurer des travaux pratiques, carence de programmes de formation et de supports didactiques adaptés et favorisant le développement de compétences des apprenants, souvent manque de qualification, de motivation et d’encadrement des formateurs et des personnels administratifs, etc.

Intervention systémique

Au regard de son approche d’intervention systémique en matière d’appui au développement de la formation et l’insertion professionnelle, approche qui implique l’ensemble des acteurs concernés, tant publics que privés, et aux différents niveaux d’intervention, Swisscontact vise cette même approche dans le cadre de ses interventions visant l’amélioration de la qualité, donc de l’efficacité interne et externe des dispositifs et actions de formation professionnelle. A travers une démarche holistique, Swisscontact agit ainsi sur une multitude de paramètres en relation avec la qualité de la formation professionnelle, quel que soit le niveau de ses interventions dans le système : macro, méso ou micro.

A quelques rares exceptions près, notamment pour ce qui concerne le déterminant « infrastructures », les projets AFPIJE et PAFPA ont facilité des actions au niveau des principaux facteurs de qualité : qu’il s’agisse des équipements et outillages des centres de formation, des standards et normes, y compris les curricula pour un certain nombre de métiers menant au CQP et/ou au CQM, la formation des formateurs, l’orientation professionnelle et l’accompagnement à l’insertion socio-professionnelle des sortants, les matériels et supports pédagogiques, les modes et modalités d’orientation pédagogiques, voire même au niveau des orientations du système de la FP, tel qu’illustré à travers les différents ZOOM thématiques sélectionnés présentés dans les paragraphes qui suivent.

A quelques rares exceptions près, notamment pour ce qui concerne le déterminant « infrastructures », les projets AFPIJE et PAFPA ont facilité des actions au niveau des principaux facteurs de qualité : qu’il s’agisse des équipements et outillages des centres de formation, des standards et normes, y compris les curricula pour un certain nombre de métiers menant au CQP et/ou au CQM, la formation des formateurs, l’orientation professionnelle et l’accompagnement à l’insertion socio-professionnelle des sortants, les matériels et supports pédagogiques, les modes et modalités d’orientation pédagogiques, voire même au niveau des orientations du système de la FP, tel qu’illustré à travers les différents ZOOM thématiques sélectionnés présentés dans les paragraphes qui suivent.

Il s’agit de brefs focus sur six (6) mécanismes et/ ou dispositifs originaux et innovants, introduits dans le système de l’EFTP béninois et expérimentés à titre pilote, mais qui restent à être consolidés dans le court terme pour une mise à l’échelle à moyen et long terme. Ces innovations et bonnes pratiques capitalisées concernent :

  • Le développement et la mise en place d’un dispositif pilote de formation continue des formateurs des CFPA et des entreprises ;
  • La mise en réseau des CFPA ;
  • La rénovation du cadre juridique et réglementaire du dispositif de formation par apprentissage de type dual ;
  • Le développement et la mise en place d’un Comité Local d’Appui à l’Insertion (CLAI) pour promouvoir l’insertion socio-professionnelle des jeunes ;
  • Le Projet de mise en place d’un Fonds Intercommunal d’Appui à l’Insertion ;
  • Le processus d’identification, de sélection et de renforcement des capacités institutionnelles des Centres de Formation Professionnelle et par Apprentissage (CFPA).

La Fondation Swisscontact au Bénin restera dans les années à venir un partenaire et un acteur incontournable et fiable dans le paysage de l’EFTP béninois. Elle poursuivra ses efforts et son engagement en faveur du développement d’un système de formation et d’insertion professionnelles au Bénin qui se voudra inclusif, pertinent, de qualité, efficace et durable.

Témoignages

Hermann Gangan, Directeur du Centre de Formation Professionnelle et d’Apprentissage (CFPA) de Dogbo
Le centre met en œuvre des formations dans 9 spécialités que ce soit en formation continue ou en formation par apprentissage de type dual conduisant à l’obtention du CQP. Le CFPA de Dogbo a été sélectionné comme centre de ressources en menuiserie-bois et grâce à l’appui du projet, ses formateurs ont été bien formés pour offrir des formations de qualité aux apprenants. A la fin du projet, je souhaite que la DETFP prenne le relai des formations, assurer le suivi afin de pouvoir pérenniser les acquis.
Innocent Hounguè, formateur des formateurs au CFPA de Dogbo
Après la formation en andragogie, j’ai été formé sur la réalisation du dessin d’un ouvrage à l’ordinateur à l’aide d’un logiciel spécialisé (DAO). Ensuite, la formation pratique a consisté en la réalisation de l’ouvrage proprement dit. J’ai eu la maîtrise de nouveaux outils et de nouvelles techniques pour un travail précis et esthétique. Ces formations me permettront de poursuivre le processus de formation d’autres formateurs. Le renforcement de capacités des formateurs doit être renouvelé afin de les rendre plus aptes à former d’autres formateurs.
Sossouhounto Hugues, formateur des formateurs au CFPA d’Abomey
Nous avons reçu dans un premier temps, une formation en andragogie qui a été évaluée après quelques mois de pratique par les inspecteurs à travers le déroulement d’une séquence de classe par les formateurs formés. Cette évaluation a été suivie de conseils et de recommandations pour l’avenir. La formation pratique suivie m’a beaucoup intéressé en raison du respect des étapes fondamentales de l’exécution d’un ouvrage depuis la réalisation du dessin technique. J’adresse mes remerciements à Swisscontact à travers le Projet PAFPA et à tous les acteurs engagés dans la formation des formateurs.
Bogninou Bienvenu, Directeur du CFPA d’Abomey
Le CFPA est un centre pilote créé en 1993 par la Fondation Hans Seidel où la formation duale a démarré au Bénin pour l’obtention au bout de 3 ans d’un certificat de qualification professionnelle (CQP). Depuis 2017, grâce à l’appui de PAFPA, il a été sélectionné comme centre de ressources en construction métallique pour y implanter un dispositif de formation continue des formateurs consistant à un renforcement des capacités de formateurs selon une démarche de formation en cascade. Merci à Swisscontact et aux acteurs publics qui devront prendre le relai pour la pérennisation des acquis.
Dègnon Mesmin, président de l’Association de Développement des Soudeurs d’Abomey (ADSA), formateur endogène
Grâce au Projet PAFPA, l’ADSA a bénéficié de formations techniques sur l’égreneuse de maïs, la râpeuse à manioc et en gestion. Des soixante membres que compte l’ADSA, seulement quarante (40) ont pu suivre ces formations qui ont fait l’objet de restitution. C’est une association très organisée, disposant d’un compte bancaire et dont les membres sont à jour de leurs cotisations. Nous sommes très fiers des réalisations de ce projet PAFPA car, à part l’utilisation du vocabulaire technique et le respect de l’hygiène et des étapes de réalisation d’un ouvrage, il nous a également permis d’acquérir des outils pour une meilleure gestion de nos entreprises.
Jean-Eudes Kinhouandé, formateur des formateurs en andragogie au Lycée Technique de Bohicon (LYTEB), centre de ressources
J’ai suivi une série de formation en andragogie dont celle organisée par le projet PAFPA en 2018 qui a renforcé mes capacités dans la préparation, l’animation et l’évaluation d’une action de formation. Cela m’a permis de réaliser des fiches pédagogiques, de m’améliorer dans la prestation. Cela est à l’actif de Swisscontact qui a su nous mettre à disposition une personne ressource très compétente, qui nous a insufflé la démarche andragogique que nous avons exploitée en formation d’adultes. La formation reçue en 2019 sur la gestion de l’entreprise et du personnel nous a permis de bien orienter la démarche que nous suivons en tant que formateur. Tous ces acquis sont très positifs et concluants.

Nouvelles

Bénin
Perfectionnement et requalification
14.06.2021
Des nouvelles compétences pour les menuisiers aluminium
Les maitres artisans de Cotonou, Bohicon et Parakou bénéficient de sessions de formations modulaires qui visent le renforcement de leurs capacités techniques pour un meilleur encadrement des apprenants dans les ateliers et une amélioration de la qualité de leurs prestations. A la demande des Organisations Professionnelles d’Artisans, Swisscontact assure le financement de leurs besoins en perfectionnement professionnel aussi bien en techniques de production qu’en gestion de l’entreprise.
Bénin
Perfectionnement et requalification
31.05.2021
Une meilleure protection pour les jeunes menuisiers aluminium en formation
C’est à Parakou situé au nord du Bénin que Mabrouk Idrissou vit le jour dans une famille nombreuse de 8 enfants dont il est l’ainé. Il se fait remarquer par son caractère agité mais sociable qui le fit apprécier par tout le monde. Ses études s’arrêtèrent lorsqu’il a eu le Brevet d’Etude du Premier Cycle (BEPC) en 2000. Convaincu des revenus que génère le métier de menuisier en aluminium et des perspectives qu’il offre, il a décidé d’y faire carrière et a saisi l’opportunité d’apprentissage à lui proposée par son oncle.