Moderniser, former, inclure : la digitalisation au service des jeunes au Mali 

Formation professionnelle initiale
08.09.2025
Dans un Mali en pleine mutation, la digitalisation s’impose comme un levier stratégique pour moderniser les secteurs économiques clés. Financé par la Direction du Développement et de la Coopération (DDC), le programme PartICIP est mis en œuvre par le consortium C2D et Swisscontact. Son objectif : transformer la formation professionnelle pour mieux répondre aux besoins du marché et renforcer l’employabilité des jeunes. Au cœur de cette dynamique, la Task Force nationale coordonne les actions et pilote la transition numérique, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour le pays.
Mamadou Bengaly, Coordinateur de la Task Force

Quelles sont vos activités actuelles dans le domaine de la digitalisation ?

Mamadou Bengaly : Dans le processus de digitalisation, mes responsabilités s’articulent principalement autour de la coordination de la Task Force nationale. Cette équipe est dédiée à la mise en œuvre des actions de digitalisation, et je supervise l’ensemble des tâches liées à la gestion, au suivi et à l’organisation stratégique du projet. Mon rôle consiste à assurer la cohérence des interventions et à garantir l’efficacité du dispositif.

Voyez-vous la digitalisation comme une opportunité ou un défi dans le contexte malien ?

Mamadou Bengaly : La digitalisation est bien plus qu’une opportunité au Mali : c’est une nécessité urgente. Son absence se fait ressentir dans tous les secteurs, et son adoption est essentielle pour faire progresser le pays vers la modernisation. Elle permettra de mieux capitaliser sur les initiatives de développement durable et d’améliorer la transparence, l’efficacité et l’inclusivité des services.

Quelle est l’importance de la digitalisation dans la formation professionnelle ?

Mamadou Bengaly : Dans un monde où les technologies évoluent rapidement, la digitalisation est devenue incontournable pour la formation professionnelle. Elle offre aux apprenants une autonomie totale : ils peuvent se former à leur rythme, où qu’ils soient. Pour les formateurs, c’est une opportunité de toucher un public plus large, tout en assurant un accompagnement rigoureux. Elle répond aux besoins du marché en matière de compétences et renforce l’employabilité des jeunes.

Quelles actions concrètes ont été mises en place pour digitaliser les formations ?

Mamadou Bengaly : Nous avons commencé par constituer une Task Force nationale composée de profils pluridisciplinaires, afin de pallier le manque de ressources spécialisées. Ensuite, nous avons renforcé les capacités de l’équipe à travers des formations sur la conversion des contenus pédagogiques en formats digitaux et l’utilisation de la plateforme Moodle de PartICIP. Un expert nous accompagne à distance pour les aspects technico-pédagogiques, et nous avons intégré une formation sur les outils multimédias. L’objectif est de rendre chaque membre autonome sur l’ensemble du processus de digitalisation.

Comment les formateurs et les jeunes bénéficiaires accueillent-ils ces changements ?

Mamadou Bengaly : L’accueil est très positif. Les jeunes apprécient la flexibilité et l’autonomie offertes par les formations digitales, tandis que les formateurs voient une opportunité de former davantage de bénéficiaires sans contrainte géographique. Ce système facilite également le suivi à distance et la capitalisation des acquis, ce qui renforce l’impact global des formations.

Quelles contributions souhaitez-vous apporter au volet digital du programme PartICIP ?

Mamadou Bengaly : Je suis pleinement engagé dans le développement du volet digital du programme, notamment à travers le projet pilote de formation hybride en hôtellerie et restauration. En plus de mes responsabilités de coordination, je participe activement à toutes les étapes du projet pour garantir son bon déroulement et l’atteinte des objectifs fixés. Il est essentiel de placer la digitalisation au cœur des dispositifs de formation pour répondre aux enjeux actuels.

L’engagement de Mamadou Bengaly et de la Task Force nationale illustre la volonté du Mali de s’inscrire dans une dynamique de modernisation et d’inclusion. La digitalisation des formations professionnelles, portée par le programme PartICIP, ouvre de nouvelles perspectives pour les jeunes et les formateurs, tout en renforçant la compétitivité du pays sur le plan international.

2023 - 2027
Mali
Requalification et perfectionnement, Insertion sur le marché du travail
Programme PartICIP - Un système de formation professionnelle inclusif, pertinent, efficace et durable
PartICIP transforme l’intégration professionnelle des jeunes au Mali en construisant un système de formation professionnelle décentralisé, inclusif et aligné sur les besoins du marché. En plaçant les autorités régionales au cœur de la gouvernance et en mobilisant activement le secteur privé à chaque étape, de l’identification des besoins à l’accueil des stagiaires, le programme garantit la pertinence, la qualité et la durabilité des formations. Il cible les jeunes de 15 à 35 ans, les entreprises et les institutions publiques dans plusieurs régions du pays, avec pour ambition de faire de la formation un véritable levier d’employabilité et de développement local.