5 000 jeunes au cœur d’un nouveau partenariat pour l’emploi et le développement local au Niger

Requalification et perfectionnement
24.09.2026
L’Agence Nationale de Financement des Collectivités Territoriales (ANFICT) et Swisscontact au Niger ont procédé ce mercredi 23 septembre 2026, à la signature d’un contrat de partenariat dans le cadre de la mise en œuvre d’un programme financé par la Banque allemande de Développement (KfW), visant à promouvoir l’insertion économique des jeunes et à soutenir le développement local. Cette collaboration traduit l’engagement des deux institutions à conjuguer leurs efforts pour répondre aux défis de l’emploi des jeunes et renforcer les opportunités économiques au niveau des collectivités territoriales.

Un partenariat stratégique au service du développement local

La cérémonie de signature a réuni les responsables des deux institutions ainsi que leurs partenaires. À travers cet accord, l’ANFICT et Swisscontact entendent mettre en œuvre des actions structurantes en faveur de l’employabilité, de l’entrepreneuriat et de l’autonomisation économique des jeunes. Le partenariat s’inscrit dans une dynamique de développement inclusif visant à renforcer la résilience économique des populations tout en soutenant les priorités de développement des collectivités territoriales bénéficiaires.

Dans le cadre de cet accord, Swisscontact assurera la mise en œuvre de la composante dédiée à la création d’opportunités de revenus et d’emplois pour les jeunes. Cette intervention représente un investissement de 2 873 053 euros, soit plus de 1,88 milliard de FCFA, destiné à financer des actions de formation professionnelle, de qualification, d’accompagnement entrepreneurial, d’appui à l’insertion et de promotion de l’auto-emploi.

M. Mounkaila Djibo Abdou, Directeur Général de l’ANFICT, et M. Emile Rudasingwa, Directeur Pays de Swisscontact Niger, échangent les exemplaires signés du contrat de partenariat.

Pour le Directeur Général de l’ANFICT, M. Mounkaila Djibo Abdou, ce partenariat constitue un levier important pour répondre aux défis de l’emploi des jeunes tout en consolidant la stabilité des territoires.

»Nous ne pouvons pas, à nous seuls, éradiquer l’insécurité. Mais nous pouvons apporter notre pierre à la construction de la paix et de la cohésion sociale en offrant aux jeunes des perspectives concrètes de formation, d’emploi et d’insertion économique«
M. Mounkaila Djibo Abdou, Directeur Général de l’ANFICT

Former et insérer durablement les jeunes

5 000

jeunes formés

2 000

jeunes femmes formées

1 000

jeunes équipés en kits, dont 400 femmes

70%

des infrastructures mobilisant les jeunes formés

L’intervention prévoit la formation de 5 000 jeunes, dont 2 000 femmes, dans des métiers porteurs répondant aux besoins des marchés locaux et aux opportunités offertes par les investissements réalisés dans les territoires. À travers le renforcement de leurs compétences techniques et entrepreneuriales, ces jeunes seront mieux préparés à accéder à des emplois décents ou à développer leurs propres activités économiques.

Afin de soutenir leur insertion professionnelle et leur autonomisation économique, 1 000 jeunes, dont 400 femmes, bénéficieront de kits et d’équipements productifs adaptés à leurs activités. Cet appui contribuera à faciliter l’accès à l’emploi, à encourager l’entrepreneuriat et à favoriser la création ou le renforcement d’activités génératrices de revenus.

Une attention particulière sera accordée à l’inclusion économique des jeunes femmes à travers un accès accru à la formation, aux équipements productifs et aux opportunités d’insertion professionnelle, contribuant ainsi à réduire les inégalités et à renforcer leur autonomie économique.

Des investissements locaux générateurs d’emplois

Le partenariat prévoit également de maximiser les retombées économiques des investissements réalisés au profit des collectivités territoriales. À cet effet, au moins 70 % des infrastructures construites ou réhabilitées dans le cadre du programme mobiliseront les jeunes formés. Cette approche permettra de valoriser les compétences acquises, de créer des opportunités d’emploi au niveau local et d’établir un lien direct entre les investissements communautaires et l’insertion économique des jeunes.

De son côté, M. Emile Rudasingwa, Directeur Pays de Swisscontact Niger, a souligné la portée de l’engagement pris par son organisation.

Signature du contrat de partenariat entre l’ANFICT et Swisscontact, le 23 septembre 2026 à Niamey
»Cette signature n’est pas un trophée, c’est un mandat. C’est avant tout une responsabilité qui nous engage à transformer cet investissement en opportunités réelles pour les jeunes et en résultats concrets pour les collectivités territoriales«
M. Emile Rudasingwa, Directeur Pays de Swisscontact au Niger

Il a également rappelé que l’approche du programme repose sur une articulation étroite entre le développement des compétences, l’accès à l’emploi et les investissements locaux : « En investissant simultanément dans les infrastructures, le développement des compétences des jeunes et le renforcement des capacités des collectivités territoriales, ce programme crée les conditions d’une paix durable fondée sur l’inclusion sociale, les opportunités économiques et la gouvernance locale. »

À travers ce partenariat, l’ANFICT et Swisscontact réaffirment leur volonté de contribuer à la réduction du chômage des jeunes, à l’amélioration des conditions de vie des populations et au développement économique des territoires. En mobilisant les compétences locales et en créant des opportunités durables d’emploi et d’entrepreneuriat, cette initiative constitue une contribution concrète à la promotion d’un développement local inclusif et résilient au Niger.

équipes de l’ANFICT et de Swisscontact réunies à l’issue de la signature.

"En investissant simultanément dans les infrastructures, le développement des compétences des jeunes et le renforcement des capacités des collectivités territoriales, ce programme crée les conditions d’une paix durable fondée sur l’inclusion sociale, les opportunités économiques et la gouvernance locale."