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Rencontre avec le Régisseur de la Maison d’arrêt de Niamey

Echange avec le Capitaine Abdourahmane Foutah, régisseur de la maison d’arrêt de Niamey depuis 2009, à l’occasion de la clôture de la formation en restauration mise en œuvre par Swisscontact dans son établissement.

Depuis quand Swisscontact est en partenariat avec vos services ? à travers quel programme ?

 

« Swisscontact intervient à la Maison d’arrêt de Niamey depuis le 3 Mars 2020 avec le lancement de la formation en alphabétisation, à travers le programme PAPJ. Cette ONG est un partenaire crédible car elle dispose d’un programme qui non seulement rentre dans le cadre de la politique pénitentiaire et de réinsertion du Niger mais aussi avec les objectifs du Ministère de tutelle. »

 

Quel est l’impact de l’intervention de Swisscontact dans votre maison d’arrêt ?

 

« Swisscontact intervient présentement au niveau de la maison d’arrêt de Niamey selon un planning d’activités bien défini qui a permis de mettre en place jusqu’à présent des formations en alphabétisation, mécanique moto, boulangerie, pâtisserie, restauration et coiffure homme.

 

De notre point de vue, il est indéniable que l’intervention de Swisscontact à la maison d’arrêt de Niamey fait la fierté et le bonheur des mineurs détenus car un grand nombre d’entre eux ont appris beaucoup grâce à des formateurs assidus, engagés, et qualifiés. Certains détenus ont obtenu des attestations et d’autres continuent à mener des activités tels que la pâtisserie, la boulangerie et la restauration au sein de la maison d’arrêt après la fin de leur formation. Toutes ces activités relèvent un aspect très positif ! ».

 

Comment facilitez-vous l’intervention de l’équipe du projet à la maison d’arrêt ?

 

« Swisscontact n’a rencontré aucune difficulté pour mener ses activités à la maison d’arrêt de Niamey puisque son équipe était en possession de l’autorisation d’exercer signé par le Directeur Général de l’Administration, de la Sécurité pénitentiaire et de la Réinsertion du Ministère de la Justice.
Aujourd’hui, comme de nouvelles activités économiques ont émergées au sein de la maison d’arrêt suite à ces formations (production de pain et de biscuits, production de sandwich, etc.), nous comptons mettre en place un comité de gestion pour un suivi et dans un souci de transparence. Nous comptons également prévoir des pécules pour ces mineurs détenus qui travaillent et la mise en place d’un compte d’épargne pour leur permettre de préparer l’après prison et retrouver une place dans la société ».

 

Un dernier mot ?

 

  « Je lance un appel à Swisscontact afin de persévérer dans leurs actions salutaires et combien bénéfiques pour permettre aux détenus de se réinsérer. »