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L’apprentissage traditionnel au Bénin

Loin d’être un phénomène nouveau, le développement des compétences professionnelles est ancré dans l’histoire du pays.

Depuis toujours, la grande majorité des jeunes se forment sur le tas, chez un artisan, aux techniques de travail d’un métier donné. Cette forme d’apprentissage est dite celle de l’apprentissage traditionnel.


De nos jours, l’apprentissage traditionnel reste encore intimement lié au secteur informel et à la production dans le milieu de l’artisanat, le secteur industriel restant encore très peu ouvert à l’apprentissage. La formation, purement pratique, n’est pas réglementée par l’État et il n’existe pas de programme de formation prédéfini.
Il concerne aussi bien les jeunes qui ont suivi l’enseignement primaire que ceux qui n’ont jamais été scolarisés. Patrons et apprentis sont liés par un contrat d’apprentissage, le plus souvent verbal, et chaque apprenti paie les frais d’apprentissage. Le montant s’élève parfois jusqu’à 160’000 FCFA (env. 260 CHF) pour toute la durée de l’apprentissage, ce qui représente des charges considérables pour l’entourage
des apprentis.


Dans le secteur de l’artisanat, le mode d’acquisition des connaissances et pratiques du métier est fondé sur les facultés d’observation et d’imitation des gestes professionnels. L’une des forces du dispositif est qu’il est intimement lié au processus de production et qu’il offre aux apprentis l’occasion de s’exercer tout au long de leur apprentissage.



Mais la formation par apprentissage traditionnel comporte également de grandes insuffisances, telles que (1) les frais d’apprentissage élevés et constituant un frein aux apprentis ; (2) des rapports de pouvoir engendrant des conflits entre l’artisan et l’apprenti ; (3) un environnement de travail insalubre, des équipements et outillages insuffisants et souvent obsolètes et peu fonctionnels ; (4) une absence de cours
théoriques ; (5) le faible niveau d’instruction du maître artisan ; (6) l’absence de reconnaissance officielle des compétences développées et des qualifications acquises ; (7) la faible appropriation des associations professionnelles artisanales, encore insuffisamment impliqués dans l’organisation et la mise en oeuvre du dispositif alors qu’ils devraient en être les principaux acteurs responsables.


Cette voie de formation informelle est ouverte aux jeunes de tout âge. Officiellement, l’âge minimum de travail au Bénin est fixé à 14 ans. Souvent cependant, un jeune de 12 ou 13 ans se familiarise avec l’entreprise d’un membre de sa famille durant son temps extrascolaire. De par le fait que certains parents n’arrivent plus à payer les frais scolaires de leurs enfants, une grande partie de ces jeunes se voient contraints de quitter l’école, voire même avant, et partent se former auprès d’un artisan. Une fois leur formation auprès de l’artisan terminée, les jeunes espèrent assurer leur revenu, soit par l’auto-emploi, soit par un emploi salarié dans une entreprise moderne.

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